Bienvenue dans le numéro 42 du site Call to Comms!

Katrina, Maria, Dorian, et récemment Otis... Si ces noms vous évoquent quelque chose, c'est soit parce que vous connaissez quelqu'un qui porte ce nom, soit parce que vous vous souvenez des ouragans dévastateurs qui ont frappé ces dernières années. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les cyclones sont nommés ?

Également cette semaine : L'éducation à la guerre, une enquête sur la désinformation en ligne, l'action pour le climat et des nouvelles récentes de notre travail en Ukraine.


Pourquoi les cyclones ont-ils un nom ?

Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la pratique consistant à nommer les ouragans et les tempêtes est une pratique établie de longue date, considérée comme le moyen le plus efficace de réduire la confusion du public en cas d'événements météorologiques extrêmes multiples et simultanés.

En outre, elle permet à la population à risque d' identifier rapidement les informations sur les tempêtes et aux acteurs humanitaires de suivre efficacement les alertes précoces et les prévisions météorologiques. Dans l'ensemble, cette pratique améliore la préparation du grand public et des intervenants d'urgence lors d'événements météorologiques extrêmes.

Comment cette pratique a-t-elle vu le jour ?

À l'origine, les phénomènes météorologiques extrêmes étaient nommés d'après le jour saint où ils se produisaient. Cependant, au début du XXe siècle, le météorologue britannique Clement Wragge a décidé de donner aux tempêtes tropicales le nom de femmes qu'il avait rencontrées ou de personnalités qu'il n'aimait pas. Cette pratique s'est perdue quelques années après la mort de Wragge. Un système de dénomination plus normalisé est apparu au milieu des années cinquante aux États-Unis et est toujours utilisé aujourd'hui.

Comment les noms sont-ils choisis ?

Les cyclones tropicaux sont nommés à partir de listes attribuées aux différentes régions du monde. Les noms sont classés par ordre alphabétique, avec une alternance de noms masculins et féminins.

Les noms des cyclones tropicaux peuvent être réutilisés. Cependant, pour des raisons de sensibilité, les ouragans particulièrement meurtriers sont retirés de la liste officielle des noms.Ce fut le cas de l'ouragan Irma, considéré comme le plus puissant jamais enregistré dans l'océan Atlantique, en 2017. Il a eu un impact puissant sur les communications, conduisant TSF à installer trois centres de télécommunications pour la coordination.  

Qui est chargé de nommer les phénomènes météorologiques extrêmes ?

Les centres météorologiques régionaux spécialisés(CMRS) et les centres d'alerte aux cyclones tropicaux(CACT) sont les organismes chargés de donner un nom aux phénomènes météorologiques extrêmes qui surviennent dans leur région. Si un ouragan est originaire d'une région spécifique et qu'il se déplace ensuite vers une autre région, il conservera son nom d'origine.

Le nom d'un cyclone est lié à sa région d'origine : par exemple, le cyclone Idai au Zimbabwe, auquel TSF a répondu en 2019. Idai est un nom shona, le shona étant une langue parlée au Zimbabwe.


Les lectures de la semaine

1 - L'éducation dans la guerre

  • Un nouveau rapport de Human Rights Watch, intitulé "Tanks On the Playground", examine l'impact de la guerre sur les écoles et l'utilisation militaire des écoles en Ukraine.
  • L'étude montre que les enfants sont - une fois de plus - ceux qui paient le prix fort dans cette guerre, car leur éducation et leur avenir sont affectés.
  • Le rapport souligne également les difficultés liées à l'enseignement à distance dans un contexte de guerre, qui tendent à avoir un impact négatif sur le bien-être psychologique des enfants.

2 - Désinformation en ligne

  • L'enquête révèle que plus de 85 % des personnes sont préoccupées par la désinformation en ligne et son impact sur la politique.
  • L'UNESCO prévoit de prendre des mesures pour réduire et réglementer la prolifération des "fake news" et des discours de haine lors d'une conférence mondiale des régulateurs, en 2024.
  • Le plan d'action de l'UNESCO repose sur une approche multipartite visant à sauvegarder la liberté d'expression, "tout en traitant les contenus qui peuvent être restreints de manière admissible en vertu du droit et des normes internationales en matière de droits de l'homme".

3 - Action pour le climat


En direct du terrain

Un nouveau centre pour personnes déplacées a récemment été connecté au Wi-Fi gratuit dans la ville de Chernivtsi, en Ukraine. Voici une carte indiquant l'emplacement du centre d'hébergement et un aperçu du travail de TSF en Ukraine.

A la semaine prochaine !